Shégués

Kinshasa,

capitale de la République Démocratique du Congo.

 

Les Shégués, filles et garçons de la rue, peuplent les espaces urbains de la mégapole. Difficilement chiffrage, le phénomène touche l’intégralité des 24 communes de la capitale aux 10 millions d’habitants. Organisés au sein de regroupements singuliers appelés les « écuries », les Shégués s’aménagent de multiples stratégies de survie quotidienne dans un espace précaire et parfois violent.

 

J’ai suivi sur plusieurs mois, d’une année l’autre, les Shégués des « écuries » masculines et féminines « Baby Police », Carnibale », « Bandibu » et « Pas d’entrée, pas de sortie », installées dans la commune de Bandal. Les enfants de la rue y portent des traces physiques (cicatrices, tatouages…) qui racontent leur histoire, leur parcours, entre le passé à la maison et le présent dans la rue.

 

Travail réalisé en collaboration avec Camille Dugrand, doctorante en Sciences Politiques à Paris 1, La Sorbonne